Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Introduction au système d'exploitation : conception du Sharandj

Un système d'exploitation est un assemblage de programmes spécialisés de gestion informatique permettant d'exploiter virtuellement (software) les composants matériels de l'unité centrale ou "processeur universel" (hardware) via le langage binaire (0 avec circuit ouvert -éteint- ; et 1 en circuit fermé -allumé-) à travers une interface électronique. Il assure le démarrage du système (il guide la machine) ainsi que l’exécution des logiciels introduits dans la machine.

Un ordinateur comporte trois éléments matériels fondamentaux :
_ la mémoire, qui garantie le stockage d'informations ;
_ le processeur, véritable cerveau de l'ordinateur, qui calcule, exécute les tâches ;
_ les périphériques, pour entrée/sortie d'informations (écran, souris, clavier, imprimante).

Un ordinateur fait tourner différentes applications, aux rôles particuliers. Afin qu'ils puissent les exécuter, on utilise le système d'exploitation (OS, operating system). Ces applications ne sont ainsi pas autorisées à accéder directement à ces trois éléments matériels fondamentaux : le lien est assuré par l'OS.

Le système d'exploitation remplit ainsi deux fonctions majeures :
_ le traitement et la gestion des ressources matérielles que sont la mémoire RAM, le processeur et les périphériques, via les logiciels exécutés
_ la création, l'application et l'entretien (mise à jour régulière) de nombreux services, en particulier ceux nécessaires au fonctionnement de l'interface (qui permet de faire exécuter par l'ordinateur les décisions de son utilisateur).

En clair, l'OS est donc responsable de la bonne exécution des applications via l'affectation des ressources nécessaires à leur bon fonctionnement.

Les interactions sont les suivantes :
Interactions habituelles :
Utilisateur <==> Applications <==> OS <==> "hardware" (l'ordinateur physique)
Autre interaction possible :
Utilisateur <==> OS <==> hardware ; via les interfaces graphiques, les lignes de commande et les interfaces de programmation.

L'OS conçu au Karmalistan a été baptisé "Sharandj".
Pour l'heure, il ne permettra la gestion que d'applications basiques, tel qu'un navigateur, un éditeur de texte, un client mail, un lecteur audio et vidéo, ainsi que certains jeux et autres logiciels plus avancés. Sa configuration minimale ne nécessitera donc que 256 méga-octets de mémoire vive, 3 giga-octets d'espace disque et un processeur d'une puissance de 800 méga-hertz.

A l'inspiration des autres OS existants, le Sharandj sera matériellement constitué de quatre composants essentiels.
D'abord, le noyau, (le "kernel" de l'OS), qui est l'espace-mémoire isolé, assurant la gestion des ressources de l'ordinateur et la liaison opérative entre le matériel (hardware) et les logiciels. Il est à la fois le cœur et le cerveau du système d'exploitation.
Ensuite, un interpréteur de commande (le "shell" de l'OS), appelé aussi "interface système" ou "coque logicielle", qui assure la liaison entre l'utilisateur et le système d'exploitation par l'intermédiaire d'un langage de commande : il est la couche logicielle (composant logiciel) qui fournit l'interface indispensable à l'utilisateur pour exploiter l'ordinateur (software).
Le système de fichiers ("files system"), qui permet d'enregistrer les fichiers dans une arborescence virtuelle, ainsi que d'en assurer la gestion, l'écriture et la lecture.
Enfin, les pilotes, ou pilotes informatiques (le "drivers" de l'OS), qui sont des gestionnaires de périphériques, gérant les entrées et sorties avec les périphériques (matériel extérieur comme le clavier, la souris, l'écran, l'imprimante, la clé USB...), lesquels ont chacun leurs instructions propres pour manipulation ; l'OS s'y adaptant.

Sites de développement principaux du Sharandj :
_ Tshirshik
_ Alipur (Dahar)

Autres sites avec soutien extérieur :
_ Ahmadabad (Dahar)
_ Sujawal (Dahar)
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (1)

Brèves notes sur "l'Art de la Guerre" de Sun Tzu


Ouvrage datant de 400 av. J-C, d'un hypothétique auteur ventélien (Kaiyuan ou Liang).
Riche d'enseignement, mais certains conseils sont à revoir, réanalyser ou réactualiser.


La force morale et la faculté intellectuelle de l'homme sont les deux facteurs décisifs dans un conflit. Si mal exploité ou impossible à exploiter, alors seulement on recours à la force armée.(1)
1 : mais, dans les plus brefs délais, avec le moins de pertes humaines possibles y compris chez les ennemis.

« la Guerre est d'une importance vitale pour l’État : c'est le domaine de la vie et de la mort. La conservation ou la perte de l'empire en dépendent. Il est impérieux de le bien régler. »
5 principes : doctrine, temps, espace, commandement, discipline.

Doctrine (Vertu) : « Une doctrine fait naître l'unité de pensée, elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort »

Temps (Ciel) : « 2 grands principes Yin et Yang par lesquelles toutes les choses naturelles sont formées, et par lesquelles les éléments reçoivent leurs différentes modifications, nous saurons le temps de leur union, et de leur mutuel concours pour la production du chaud, du froid, de la sérénité, et de l'intempérie de l'air. »

Espace (Terre) : « connaissance du haut-bas, loin-près, large-étroit, ce qui demeure et ce qui passe »

Commandement : équité, amour entre les hommes, courage, valeur, rigueur

Discipline (Règles) : « art de ranger les troupes, [...] ne point ignorer les lois de la subordination et les faire observer, être instruit des devoirs particuliers de chacun des subalternes, [...] savoir régler les conflits, [...] ne pas dédaigner les détails qui peuvent servir »

Chez Sun Tzu : avant toute chose, primauté de la bonté et de la justice. Deux vertus, mais aussi deux facteurs essentiels à l'échelon stratégique, qui est ainsi prioritaire sur l'échelon tactique.
Surtout célèbre pour avoir souligner le caractère crucial et décisif de la connaissance de soi-même et surtout celle de l'ennemi.

A partir de ces connaissances, un bon général doit provoquer des changements et les faire tourner à son avantage. Son excellence se manifeste par sa façon d'évoluer la situation avant l'action.

On note 13 chapitres.

I- Évaluer la guerre en fonction des 5 facteurs fondamentaux
Ces 5 facteurs fondamentaux dérivent des 5 principes fondamentaux mentionnés précédemment.
====> 1- influence morale : harmonie entre population et dirigeants ===> principe de "Discipline"
====> 2- conditions climatiques : jeu des forces naturelles ===> principe du "Temps / Ciel" (à la fois "celui qui fait" -atmosphérique-, et "celui qui passe" -temporel-)
====> 3- terrain : distance, difficulté de parcours, caractère fermé/ouvert du terrain, dangerosité ===> principe de la "Terre"
====> 4- commandement : sagesse, équité, humanité, courage, sévérité ===> principe éponyme.
====> 5- doctrine : organisation, autorité, promotion des officiers, police, voies d'approvisionnement... ===> principe éponyme (ou "Vertu")

Tout l'art de la guerre est DUPERIE :
_ si on est fort, feignez la faiblesse
_ si on est actif, feignez la passivité
_ si on est proche, faites en sorte que l'ennemi vous croit éloignés

Éviter l'ennemi là où il est fort ; faire semblant d'être en état d’infériorité et encourager-le à l'arrogance. Lorsqu'il est uni, divisez-le.
Calculer, il faut toujours calculer.

II- Conduite de la guerre
Victoire : objectif principal, ne pas trop tarder, il faut gagner rapidement. Campagne prolongée : trésorerie qui s'épuise, fatigue des hommes...

III- Stratégie offensive
Capturer l'armée ennemie vaut mieux que la détruire. Le mieux est de gagner sans combattre.
Étudiez les alliances et provoquez leurs ruptures. N'attaquez les villes qu'en derniers recours.
A 5 vs 1 attaquez-le. A 2 vs 1 divisez-le.
En infériorité numérique : être capable de battre en retraite.

Les 5 conditions permettant de prédire la victoire :
_ savoir quand combattre et quand renoncer
_ savoir comment se servir d'une armée petite ou grande
_ être uni avec objectif commun
_ être prudent et faire en sorte que l'ennemi ne le soit pas
_ disposer de généraux compétents et ne pâtissant pas de l'ingérence du souverain

IV- Dispositions
Chacun est responsable de son invincibilité / vulnérabilité. L'invincibilité est conditionnée par la défense. Les chances de succès sont conditionnées par l'attaque.
En cas de moyens tout-juste suffisant : privilégiez la défense.
En cas de moyens amplement suffisant : privilégiez l'attaque.

Généralement, rappelez-vous qu'une armée victorieuse l'est avant de chercher le combat. Une armée vouée à la défaite se bat sans espoir de vaincre.

ÉLÉMENTS DE L'ART DE LA GUERRE
1- précession de l'espace
2- l'évaluation des quantités
3- calculs (encore et toujours)
4- comparaisons
5- chances de victoire

V- Énergie
Le commandant d'un grand groupe ne se distingue pas d'un petit groupe, toujours affaire d'organisations. Même chose de commander petit et grand groupe : affaire de dispositions et de signaux.
Engager les forces normales en règle général et les forces spéciales pour les opérations décisives (frapper exactement au bon moment pour une victoire éclaire).

VI- Points faibles et points forts
Le premier qui occupe le terrain et attend l'ennemi est en position de force.
« Qui veut faire venir l'ennemi de son plein gré lui fait miroiter un avantage. Qui veut l'empêcher de venir entame ses forces. »
Affamer l'ennemi lorsqu'il est bien nourri, et pousser-le à l'action lorsqu'il est au repos.
Surgissez aux endroits qu'il vous faut rapidement atteindre.
Rendez-vous sans bruit là où ils ne vous attend pas.
L'ennemi doit ignorer où vous comptez livrer bataille ; car s'il l'ignore il devra être prêt en de nombreux points.
Agacez-le et découvrez le schéma général de ses mouvements.
Après victoire, ne pas répéter la même tactique : la varier à l'infini.

VII- Manœuvres
Rien n'est plus difficile que l'art des manœuvres.
Difficulté : faire d'une voie tortueuse la voie la plus directe, transformer la malchance en avantage.
Qui lance l'armée entière à la poursuite d'un avantage ne l'obtiendra pas.
S'il abandonne le camp afin de disputer l'avantage, il perdra son matériel.
Ceux qui ne connaissent pas les conditions géographiques ne peuvent conduire l'avance d'une armée.
Lorsque vous pillez une région répartissez vos forces.
Lorsque vous conquérez un territoire, répartissez les bénéfices.
Lorsqu'il fait semblant de fuir, ne le poursuivez-pas.
Il faut laisser une issue à un ennemi cerné ; cela afin qu'il ne se batte pas avec l'énergie du désespoir.

VIII- les 9 variables
Ne dressez pas votre camp sur un terrain en contrebas.
Unissez-vous à vos alliés sur un terrain propice aux communications.
Ne vous attardez pas en terrain découvert.
Il est des voies à ne pas prendre, des troupes à ne pas assaillir, des terrains à ne pas disputer.
C'est en leur faisant tort qu'on intimide ses voisins.

5 traits de caractère dangereux pour un général :
_ s'il est téméraire, il risque de se faire tuer
_ s'il est lâche, il risque la capture
_ s'il est emporté, il est facile à berner
_ s'il a un sens de l'honneur trop chatouilleux, il est aisé de le calomnier
_ s'il est compatissant, on peut le tourmenter.

IX- Marches
Après la traversée d'un fleuve, éloignez-vous des rives.
Lorsqu'un ennemi qui progresse franchi un cours d'eau, attendez pour l'attaquer que la moitié des troupes ait traversé le fleuve.
Lorsqu'on voit les arbres s'agiter, c'est que l'ennemi avance [à interpréter]
Lorsque de nombreux obstacles ont été placé dans les broussailles, il s'agit d'une ruse.
Lorsque les envoyés parlent en terme flatteur, l'ennemi souhaite obtenir une trêve.
Lorsque sans entente préalable l'ennemi demande une trêve, il complote.
Lorsque la moitié de son effectif avance et que l'autre recule, il tente de vous attirer dans un piège.
Les généraux dont les troupes sont désordonnées, manquent de prestige.

X- Terrain
En toute circonstance égale, une armée en attaquant une autre dont les effectifs sont dix fois supérieurs aux siens, court à la déroute.
Lorsque les troupes sont fortes et les officiers faibles, l'armée n'obéit pas aux ordres.
La configuration des lieux peut être un atout majeur dans le combat.
Si la situation favorise la victoire mais que le Souverain a donné l'ordre de ne pas attaquer, un bon général peut passer outre [entre-autres, ici à revoir : le souverain peut découvrir un intérêt stratégique dans cette fin des combats, qu'ignorera le général]
Connaissez l'ennemi, connaissez-vous vous-mêmes.
Connaissez le terrain et les conditions météorologiques.

XI- les 9 types de terrain
Lorsque son seigneur se base sur son propre terrain, il est en terrain de dispersion.
Un terrain sur lequel l'armée ne peut survivre qu'en luttant avec l'énergie du désespoir, est dit « mortel ».
En terrain frontalier, maintenez vos forces en contact étroit.
En terrain difficile, brûlez les étapes, la vitesse est l'essence même de la guerre.
Tirez parti du manque de préparation de l'ennemi.
Pillez les régions fertiles pour approvisionner copieusement l'armée.

XII- attaque par le feu
Pour se servir du feu, il faut disposer de certains moyens, et périodes favorables.
Lorsque le feu est pris au vent, n'attaquez pas sous le vent.
N'agissez pas si ce n'est pas dans l'intérêt de l’État.

XIII- intervention des agents secrets
Les ressortissants du pays par nous employés, sont désignés du terme d'agents indigènes.
Les agents de l'intérieur : fonctionnaires ennemis que nous employons.
Agents-doubles : espions ennemis par nous employés.
Agents liquidables : nos propres espions à qui nous donnons délibérément des informations forgées de toute pièce.
Agents volants : nous apportent des informations.

Qui n'est pas avisé et prudent, humain et juste, ne peut se servir d'agents secrets.
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (2)

Brèves notes (partielles) sur "le traité de la Guerre" de Clausewitz


Carl von Clausewitz (1780-1831)

Jeune lieutenant jernlander, fils d'officier. A développé sa pensée sur une expérience traumatique (défaite militaire de son pays)
N'a jamais pu exercer ses talents militaires sur le terrain.
Clausewitz meurt... officiellement du choléra, mais peut-être en réalité d'une conséquence de sa profonde dépression nerveuse.

L'OUVRAGE

Son ouvrage prend la forme de plein de petits brouillons que son épouse cherchera à classer et à faire publier.
Mais Clausewitz s'inquiétait beaucoup d'une mauvaise interprétation de ses écrits en raison de nombreuses et importantes contradictions inachevées.

Toute la pensée de Clausewitz s'enracine dans le traumatisme de 1806 (défaite de son pays face à une armée révolutionnaire).
Récurrent : toute grande pensée militaire prend racine dans un traumatisme, est le résultat d'une défaite.

« l'ennemi est un bon professeur, mais ses leçons coûtent chères »

L'armée prussienne battue car prisonnière d'un modèle de guerre dépassé, puisqu'entre dynasties ; plutôt qu'entre peuples.
Modèle de guerre dynastique mis en place à la fin de la Guerre de Trente Ans (1618-1648)

Guerre de Trente Ans (1618-1648), véritable boucherie
On y employait des bandes féodales et des armées de mercenaires, qui, une fois les trésoreries à sec, on leur a autorisé de se servir sur place : pillage, massacres de paysans, viols... en particulier en Dytolie centrale

==> Hobbes : Léviathan, désormais la société doit être contrôlée par l’État, et la guerre totalement encadrée par l'Etat.
Seules les monarchies on le droit de se faire la guerre.

Traité de Westphalie : cherche à limiter les formes que prendra la guerre

jus ad bellum : raisons pour lesquelles on a le droit de faire la guerre (ça marchera jamais, on oublie)
jus in bellio : ce qu'on a le droit de faire et de ne pas faire, pendant une guerre
===> interdiction de la violence contre civils
début de la promotion de l'uniforme, pour le distinguer du civil
soldat devient un automate, soumis à une sévère discipline
mise en place de service logistique performant : il faut loger, nourrir les soldats, pour éviter qu'il ne pille et massacre … ce qui expliquera la lenteur des armées !

Système qui a ses mérites. Ainsi, en Dytolie occidentale, les guerres du XVIIIe siècle, sont plus propres qu'avant et plus propres qu'après.
Guerres dépassionnées : soldats sévèrement sanctionnés en cas d'indiscipline

Objectif de l'Absolutisme : désarmer les populations (pour éviter une réédition des guerres de religion, etc...), en échange paye des impôts
Pas de service militaire

===> Armée de métier coûte très cher, pertes difficiles à remplacer...
===> très peu de batailles, on essaie de se battre le moins possible (« un général qui livre bataille souvent est un imbécile », général de Saxe) ; on se limite à attaquer les dépôts / lignes de logistique de l'ennemi pour le forcer à la retraite et occuper le terrain

Petites escarmouches...
On se bat pour des motifs territoriaux, « guerres de succession », avec enjeu limité
Les rois font un calcul de rentabilité : fiscalité gagnée du territoire conquis / coût de la guerre pour l'obtenir

Clausewitz évoque cette période dans le livre I. A l'époque, la guerre était une « diplomatie tendue ».

TOUT change avec la Révolution. Idéologie des Droits de l'Homme. Du dogme républicain. De l'Homme universel.
Guerre totale révolutionnaire, tout est légitime pour instaurer le paradis sur Terre
Danton 1793 : « Le CSP est un comité d'insurrection générale contre tous les rois de l'Univers ».
Citoyen-Soldat, mobilisation de toute la population
Guerre redevenue l'affaire du peuple.

Guerre d'Ancien Régime < Guerre idéologique / révolutionnaire / populaire

Les effectifs dans les affrontements armés explosent.

Clausewitz : la guerre est un caméléon, elle change tout le temps de forme
Très vrai : les soldats s'entraînent pour un modèle de guerre, puis sont systématiquement surpris
[+] Exemple IRL
_ veille de la 1èreGM, on a préparé une guerre de batailles décisives cadrées ==> mais guerre totale impitoyable
_ veille de la 2èmeGM, on a préparé la guerre de position ==> mais guerre blindée/mécanisée (Blitzkrieg / Art opératif)
_ après 1945, on a préparé la Blitzkrieg ==> mais guerre politique de petits détachements (Indochine, Algérie...)
_ années 1980, on a préparé la 3èmeGM contre les Soviétiques ==> mais opération extérieure de stabilisation avec rapidité de réaction (Balkans, guerre contre le terrorisme...)
« Le premier, le plus important, le plus décisif acte de jugement qu'un homme d'Etat ou un commandant en chef execute, consiste dans l'appréciation correcte du genre de guerres qu'il entreprend, afin de ne pas la prendre pour ce qu'elle n'est pas et de ne pas vouloir en faire ce que la nature des circonstances lui interdit d'être. »

Premier rôle du stratège : comprendre la guerre dans laquelle il est.

La définition de la « guerre » peut aller de l'extermination à la simple observation armée (= mission d'interposition)
Donc grande interrogation de Clausewitz : comment se fait-il qu'on puisse coller un même concept (« guerre ») sur des phénomènes aussi différents, tels que l'extermination ou la simple « observation armée ».
Extrême diversité des formes qu'elle peut prendre.

« Guerre absolue » (traduction de l'allemand... mais =/= « guerre totale » en français)
Pour Platon, l'idée de cheval n'est pas un cheval. Pour Clausewitz, l'idée de guerre n'est pas une guerre en particulier.
=> Domaine abstrait
Donc pour approcher le sens du concept de guerre, « guerre absolue », il va prendre l'image du « duel ».
C'est comme une sorte de duel à mort entre deux protagonistes, avec moyens illimités.

Dans le duel, chacun dicte sa loi à l'adversaire.
L'ascension aux extrêmes : la guerre ne peut s'arrêter que lorsque l'un des deux est éliminé/neutralisé.
« Donc on ne saurait introduire un principe modérateur dans la philosophie de la guerre elle-même sans commettre une absurdité. »
===> d'où sa réputation d'être le théoricien des futures boucheries militaires

Mais... il développe l'idée que la guerre réelle ne correspond pas au pur concept, pas plus que les chevaux réels n'incarnent complèementt l'idée de chevalité (il y a des chevaux blancs, noirs...).
Domaine abstrait du pur concept.

A n'importe quel moment la guerre réelle peut rejoindre son sens abstrait (ascension aux extrêmes, pas de limite en terme de morale).

Boucherie abominable non sans trêves tacites.
Les ententes tacites arrangeaient tout le monde, peu de perte + les chefs de première lignes pouvaient écrire dans leur rapport : « violente attaque d'artillerie entre telle et telle heure », afin de satisfaire les chefs des échelons supérieurs.

Même dans les guerres horribles, il y a des pauses.
causes ===> l'homme est lâche, paresseux, faible + déficience matérielle
ce sont les déficiences de tous ordres.
Il y a aussi l'espace-temps : on ne peut réunir toutes les forces au même moment.

2 dialectiques dans la guerre :
===> ascension aux extrêmes
===> désescalade(1)

(1) : Généralement, quand l'ennemi fait une pause... l'autre camp la fait aussi ; parce qu'on est trop content de s'arrêter.

Qui l'emportera entre ces deux dialectiques ? Réponse en fonction des situations.

Donc en théorie : guerre absolue (concept) potentiellement terrible et sans limite (guerre déchaînée)
Et guerre réelle : parfois, désescalade, modération, etc... (guerre limitée)
Mais potentiellement, une guerre réelle peut tendre vers la guerre absolue.
L'ascension aux extrêmes est la logique de fond de toutes guerres.

« La guerre est une simple continuation de la politique par d'autres moyens.
L'objectif politique comme mobile initial de la guerre, fournira la mesure des efforts nécessaires. »

Cette valeur de l'enjeu initial peut pas être déterminé dans l'absolu.
C'est l'opinion publique qui va finir par donner la valeur des enjeux.

Ex : un territoire contesté au nom de deux conceptions de la nationalité : « guerre de religion » transformée en « guerre des nationalismes »

Un motif de guerre minime peut produire un effet disproportionné, une véritable explosion

Important pour le général : comprendre comment le caméléon évolue.

Étrange trinité du caméléon :
_ passion meurtrière
_ calcul des probabilités
_ raison politique

Triangle de force, dans lequel gravite toutes guerres.

But politique : la guerre est une lutte pour des objectifs politiques (à l’inverse de la bagarre de bars ou de passions amoureuses)
Passion meurtrière : la guerre tue, ce qui génère un cercle vicieux, psychoses, vengeances...
Calcul des probabilités : il n'y a aucune certitude à la guerre, on peut prévoir sans certitude, et en calculer les possibilités ; « jeu de probabilités »

Anecdote : Napoléon génie de la guerre... très souvent battu aux échecs ! (parce qu'on voit tout le dispositif ennemi et que tout est trop cadré dans le mouvement des pièces)

Plus la guerre se rapproche du pôle « passion meurtrière », plus elle est abominable.
Plus la guerre se rapproche du pôle « raison politique », plus elle est peut être contrôlée, parce que le politique en général veut un objectif à moindres frais, une guerre qui permet aux citoyens de mieux vivre, etc.

Cas de brouillage : plus la guerre est idéologique, plus y'a de chance pour que la raison politique soit effacée.
Trinité dérivée :
_ peuple (passion meurtrière)
_ armée (calcul des probabilités)
_ Etat (définit le but politique)


Mission d'interposition de l'ONU : pôle politique absorbe tout
Guerre totale : pôle où la passion meurtrière absorbe tout

Livre I, seul achevé.
Clausewitz y dit que c'est le but de guerre qui définit la guerre. But limité = guerre limitée.
Le niveau de violence doit s'adapter à l'évolution de la guerre.

Livre VIII
La seule vraie guerre, c'est celle qui se rapproche le plus de la guerre absolue. Le reste c'est du bidon, des comédies, des fausses-guerres.

Beaucoup diront : la boucherie (vagues humaines vers les nids de mitrailleuses et les gaz) c'est la faute à Clausewitz.
Mais le concept de « guerre absolue » n'est qu'une tendance, pas un idéal sur lequel la guerre « DEVRAIT » être moulée.
Qui peut le plus, peut le moins
L'armée qui pourra mener une guerre absolue, pourra mener une guerre limitée.
L'armée qui ne pourra pas mener de guerre absolue, se fera démollir par la première.

Raymond Aron : redécouvre Clausewitz, pour lui, la pensée clausewitzienne est une pensée de la limitation de la guerre.
Même si ambiguïté chez lui... ouvrages inachevés + romantisme sanguinaire propre à son époque.

Livre très faux, très brillant : « Achever Clausewitz » de René Girard.
Nombreuses erreurs historiques, mais excellent philosophe.

Clausewitz estime qu'avec la Révolution et l'immixtion des masses dans la Guerre, on a franchi une porte qu'on ne pourra plus refermer.
Girard : on est effectivement allé aux extrêmes à l'époque, mais aujourd'hui, on a affaire à une dilution de la violence dans des groupes non-étatiques, est alors peut-être lancé dans une forme de violence cancéreuse qui va finir par détruire la Planète.
A moins que les Hommes ne basculent dans le refus immédiat, permanent, absolu et total de la violence.
Pour Girard, le drame de l'Homme, « être de désir », mais il ne sait pas ce qu'il veut (inconsciemment, il désir Dieu... appel du divin qui ne trouve rien de concret sur Terre), et donc il y a une perversion de ce désir du divin, l'Homme va désirer ce que l'autre possède.
Si on convoite la femme de l'autre, c'est uniquement parce que c'est la femme de l'autre.
Enfant : encore plus net, veut le jouet de l'autre.

Rappel : la deuxième trinité n'est qu'une conjonction de la première trinité, matricielle, la plus centrale : but politique, passion meurtrière, calcul de probabilités

Clauswitz dit : il vaut mieux un chef équilibré, qu'un chef intelligent mais peu équilibré
il est ainsi plus pondéré, qu'on ne le dit

Néanmoins, si Girard a été trop loin dans la tendance irrationnelle / meurtrière de l'auteur (abîme de la violence extrême), Aron lui, a été beaucoup trop loin dans la rationalisation de la pensée de Clausewitz.

Un des principes essentiels de Clausewitz :
====> guerre défensive ; défensive stratégique à laquelle on insère une offensive tactique

Défense > attaque.

Pour Clausewitz, la position défensive doit préparer un retour offensif.

1- périmètre défensif : infériorité numérique compensée par le facteur terrain
2- l'attaquant s'y casse les dents ===> égalisation des forces
3- contre-attaque contre l'assaillant démoralisé.


Peu de batailles lors de l'époque des guerres dynastiques car même force de chaque camp et donc symétrie poussant à un nombre de pertes égales dans chaque camp : ne vaut pas le coup.
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Archi-secret
LE MORDOR

Missive secrète de l'Oerleuk Djotchi-Baatar

A destination de ????????
Je vous informe que les soupçons de Nazar-Babür quant à l'origine accidentelle de l'accident du 26 avril 2039 sont justes. Et l'enquête du KhAD le confirmera certainement, avec probablement à la source, plusieurs défauts -certainement involontaires- de fabrication de matériaux de support à soutènements. Décidément, les conditions objectives, liées à l'état des forces productives de ce pays, sont encore loin d'être réunies.
Ainsi, à mon grand désarroi, les travaux prendront un retard considérable.

Néanmoins, ceux-ci se poursuivent à un rythme relativement soutenus, et les dégâts seront réparés. Cet évènement ne remet ainsi nullement en cause notre programme commun à moyen ou long terme.
Mais pour l'heure, nous faudra-t-il faire preuve de patience : l'éveil du dragon ne signifie pas son retour à la lumière du jour. Il est encore trop faible.

Quant à la confidentialité du programme, soyez sûrs que nous prendront toutes les dispositions nécessaires pour éviter toute fuite d'informations, aussi minimes soient-elles. Inconsciemment, le KhAD sera de notre côté pour mener à bien cette tâche prioritaire.
Image
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Prikaz
5 mai 2039
[secret]

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A destination du Qurol Kutchlar
Le Karmalistan lancera cette année la construction d'une dizaine de satellites al-Biruni. Ces appareils orbitaux de télécommunication et de qualité "civile" (et donc médiocre), nous permettront malgré tout, outre l'aspect symbolique qu'est cette avancée dans la conquête spatiale, d'améliorer nos moyens d'échanges radios parmi nos forces armées.
Le Karmalistan est toutefois dépourvu de moyens de lancement appropriés. Nous utiliserons par conséquent les lanceurs du Commonwealth, pour leur mise en orbite à partir de ses propres cosmodromes.
Oerleuk Abu Bakr Safarali
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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Prikaz
15 juin 2039
[secret]

DÉFENSE ANTINAVIRE PAR LA GUÉRILLA MARITIME


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A destination du Qurol Kutchlar
Les derniers conflits mondiaux ont révélé une fétichisation des marines de guerre, mobilisée aussi quasi-systématiquement que quasi-exclusivement. La dernière attaque directe contre notre pays s'est déroulée par mer (Estuaire du Dar), et en a fait l'usage exclusif avec l'aéronavale.
Pourtant, le Karmalistan est dépourvu de flotte. Pire, la construction d'une nouvelle marine de guerre suffisante pourrait durer plus d'une décennie entière. Enfin, une interposition de l'OCC pourrait ne pas avoir lieu la prochaine fois, que ce soit par volonté ou par capacité. Autant de raisons qui nous poussent à agir à notre mesure, pour assurer la défense de nos intérêts vitaux.

A ce dessein, le Karmalistan prévoie deux nouveaux plans.

D'abord, il lancera la construction de plusieurs centaines de milliers de mines marines. Elles seront placées en réserves, dans de nombreux stocks secrets, accessibles (rapidement pour les avions et hélicoptères largueurs), renforcés (entrepôts blindés souterrains) et espacés. Elles seront spécialement conçues pour assurer une ou plusieurs interdictions de zone équivalente à l'ensemble de l'Estuaire du Dar, voire légèrement au-delà afin de piéger ou entraver toute nouvelle tentative de pénétration navale ennemie dans la région. Inutile de préciser que l'étroitesse particulière de la zone concernée facilitera considérablement la tâche.
Les nouvelles usines d'armement du programme "Baïboulat" dans la vallée de l'Iaxarte, en particulier celles de Fargana, Marghilan, Talas-Toktogul et Sürgün, en feront d'ores-et-déjà l'une de leurs priorités de production. Ainsi commencera-t-elle le plus tôt possible.

En plus des mines marines, un autre plan de construction à la chaîne sera immédiatement lancé : celui de navires mouilleurs de mines, dragueurs de mines, petits torpilleurs, vedettes et navires de d'attaque rapide. Il concernera les chantiers navals de Mirpur et de Kandrach. Ils auront pour tâche de servir à la nouvelle stratégie de guérilla maritime, en accord avec la doctrine déjà élaborée par le GDI. Le président Sarkar Shivaji saura défendre l'intérêt de notre coopération face aux éventuelles "réticences" de McNeil. Après tout, la dernière agression extérieure, comble de la stupidité de ses acteurs, ne fit aucune distinction entre Rajans et Karmali.

En conclusion, avec le secteur d'Artuxgar au Nord-Est, bien qu'elle s'en distingue par sa nature potentielle (la première l'est en permanence), l'Estuaire du Dar doit devenir la zone la plus dangereuse au Monde ; du moins pour toute future éventuelle force navale ennemie.
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)

Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (I)

(juillet 2034- janvier 2035)


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Le système d'armes peu conventionnel à missiles de croisière "Skorpion-Klub", raison officielle de la "croisade" anti-UPO


Cette guerre fut déclenchée par l'empire luciférien d'Algarbe, une fédération autoritaire, religieuse (mais anti-abrahamique) et esclavagiste ; contre le Commonwealth, qui nous le rappelons, comprend dans son empire une entité pratiquant l'Apartheid (l'Aleka), donnant un autre prétexte à sa stigmatisation politique.

Le 5 juillet 2034, les sous-marins lucifériens torpillent par surprise un premier cargo géant briton de 150 000 tonnes, qui coule entièrement. 30 matelots sont tués, dont 26 britons et 4 alekans.
Le motif de l'attaque était le lancement du programme Skorpion-Klub par la Britonnie (nation maîtresse du Commonwealth), consistant à armer "secrètement" (bien qu'il fusse connu de tous) une partie des cargos commerciaux de l'empire briton, en missiles de croisière, mer-mer (anti-navires) ou mer-sol.
L'UPO, alliance militaire et culturelle du Commonwealth, composée du Vryheid (archipel noir au Sud de l'Algarbe), du Mahajanubia (indien) et des Lorthon (archipel gaélique du Nord de la Dytolie), lui reste fidèle, et se solidarise avec la Britonnie. Le Mahajanubia, le Vryheid et le Lorthon confirmeront même avec zèle le respect de leurs promesses à l'égard de Lanfair. Un caractère soudé qu'on ne retrouvera nullement du côté des agresseurs, membres de ce qu'on dénommera "Coalition anti-UPO".

Le Deseret, géant économique d'Olgarie, condamne l'attaque luciférienne, mais dit la "comprendre". Il propose un cessez-le-feu de 24 heures laissant le temps au Commonwealth de renoncer pleinement à son système d'armes. Sans quoi le Deseret se joindra aux anti-UPO. Les lucifériens approuvent l'initiative... qui n'aboutit pas du côté briton.

A la suite de ce premier échec des négociations, la Ligue amarantine, thalassocratie confédérale dépendante du commerce maritime, et donc vulnérable au nouveau système d'arme briton, s'est rangée aux côtés de l'empire lucifiérien. Elle est immédiatement suivie par l'Hachémanie, monarchie musulmane libérale et belliqueuse, prête à imiter instinctivement les "puissances respectées" de Dytolie pour en tirer un quelconque profit tout en minimisant les risques, cela sans tenir compte d'hypothétiques convictions, bien-évidemment. Sa flotte bloque les deux détroits séparant la mer céruléenne et l'Océan algarbo-janubien.
La Posnanie, et surtout l'Aminavie, viennent s'ajouter à la liste déjà grande des alliés opportunistes de l'agresseur luciférien, se croyant déjà -à tort- dans le camp des vainqueurs.

Cette succession de ralliements au bénéfice d'un État pourtant agresseur, ne peut s'expliquer uniquement du fait du danger que représenterait ce programme Skorpion-Klub. Le Commonwealth avait déjà initialement une sale réputation, quoiqu'au même titre que son agresseur, l'Empire luciférien.

La Ligue boréale, dominée par le Vonalya, grande puissance diplomatique d'alors, se contente de condamner le programme briton, mais, comme à l'habitude de ce pays, refuse de s'engager concrètement.

A son tour, sous l'effet de ce phénomène de mode, le Txile rejoint précipitamment la coalition anti-UPO en allant même plus loin qu'aucun autre à ce jour en terme d'initiative militaire, par le siège qu'il impose à l'enclave britonne de Yanaon, en Uhmali, un allié de l'UPO. Il commet là une grave erreur, dont-il se souviendra en 2036...

Toutefois, comme on pouvait le prévoir, contrairement à ses engagements, le Deseret renonce à intervenir aux côtés de la coalition anti-UPO. Ce qui suscitera la colère et la rancœur des Lucifériens, qui avaient commis l'erreur de croire en la fiabilité militaire de cet État.

Pour épargner des vies humaines, le Grand-Chambellan de la nation-ermite thorvalienne propose l'organisation d'un duel entre chefs d’État. Bien-sûr, il n'est pas suivi.

Sous conseils mahajanubians, les navires marchands britons changent quasiment tous de pavillon... ce qui complique la tâche des assaillants lucifériens et leurs alliés, partis à la "chasse aux Skorpions".

Les catastrophes s'enchaînent : un paquebot de voyageurs coule, noyant plus de 2300 personnes au fond de l'Océan. Parmi eux, mille ressortissants du Commonwealth et... tout autant de montlavéens (ajd. lébirans), ainsi qu'une centaine d'amarantins. Des torpilles sous-marines coulent à leur tour des pétroliers géants hachémaniens, non-loin de l'embouchure de l'Estuaire daharan, entre l'Hachémanie et le Mahajanubia, causant une immense marée noire et suscitant l'émoi international. Les incidents se multiplient en mer, avec divers porte-conteneurs coulés, déviations et collisions.

La crise est mondiale, politique, écologique, financière et boursière.

Le 21 juillet 2034, l'Hachémanie lance pour la première fois une proposition de paix... du moins s'engage-t-elle à "venir à la table des négociations", cela en échange de sommes astronomiques : 20 milliards $ versés immédiatement à son État. En toute logique, il ne sera pas écouté.

Quelques jours plus tard, c'est le Deseret qui montre son vrai visage : celui d'un État foncièrement diplomate... mais aussi incapable de s'engager dans quel conflit militaire que ce soit. En flagrante contradiction avec sa première annonce dans le cadre du conflit, laquelle promettait de s'engager aux côtés de la coalition anti-UPO du temps où les déferlements belliqueux pleuvaient contre le Commonwealth, le Deseret change radicalement de cap et négocie unilatéralement avec l'UPO via le Vryheid : le vent tourne en faveur des Britons et la rancœur luciférienne se développe à l'égard de cet allié potentiel qui l'abandonne. Celui-ci montre en revanche de réels talents en matière de diplomatie et parvient avec succès à tirer un accord : le Commonwealth renonce enfin à son système Skorpion-Klub, avec la démilitarisation de tous les vaisseaux civils et commerciaux des membres de l'UPO, cela en échange de la fin des agressions de la Coalition.
Mais comme l'anticipaient déjà certainement les membres de l'UPO, cet accord bilatéral... n'a aucune conséquence sur le déroulé du conflit, si ce n'est qu'il décrédibilise politiquement la Coalition anti-UPO.

Ces négociations bilatérales avec le Desret ont deux conséquences majeures :
_ elles dévoilent l'apparente "bonne volonté" de l'UPO, prête à reculer pour sauver la paix
_ ...et décrédibilisent la coalition anti-UPO, qui fait la sourde-oreille et continue sa guerre d'agression, désormais dépourvu de justificatif sérieux.

En clair : le Deseret vient de faire renverser à 180° le compteur de légitimité en faveur de l'UPO.


Et l'effet s'en fait sentir avec l'intervention diplomatique du très respecté Vonalya, qui semble à son tour virer de bord en se positionnant désormais dans une neutralité absolue : quiconque s'attaquerait à ses intérêts gaziers (notamment en Vryheid, où sa société a beaucoup investit), verrait l'entrer en guerre immédiate du Vonalya et de ses alliés boréens aux côtés des belligérants hostiles aux incriminés. Un message ainsi clairement destiné aux membres de la Coalition anti-UPO. Il en profite pour rappeler le rôle bénéfique du Deseret, qui a résolu le conflit d'origine "par le seul dialogue". Un autre message à charge contre les agresseurs lucifériens et leurs alliés.

A cet ingénieux tour de passe-passe diplomatique, succède une grande victoire navale : celle de la Britonnie et des Lorthon, toutes deux attaquées par l'immense -mais désuète- flotte aminienne les 23-24 juillet 2034. Cette dernière commet une erreur opérationnelle en se divisant pour attaquer deux cibles distinctes. La flotte de l'UPO, moderne et unie, profite de cette occasion inespérée pour frapper la première.
C'est un désastre côté aminien : pour une perte de 0,4 PPM (points de puissance militaire) côté UPO, la flotte aminienne en perd plus du double, soit 1,0. En quelques heures seulement, près du dixième de tous les navires de guerre d'Aminavie sont envoyés par le fond ou neutralisés. Le reste de la flotte aminienne bat en retraite pour rejoindre ses ports ravitailleurs à plusieurs milliers de kilomètres au Sud.

Les jours suivants, du 23 au 26 juillet, la première bataille navale du Vryheid voient s'affronter la marine de guerre de ce dernier avec celle, immense, de l'ensemble de la Coalition anti-UPO, laquelle escorte de nombreux navires transport et de débarquement qui semblent viser l'Aleka. Pour rappel, la coalition rassemble l'Empire luciférien, l'Hachémanie, l'Aminavie, la Posnanie, l'Amarantie et le Txile.
Sans surprise, les pertes du Vryheid -qui ne peut faire le poids- sont lourdes (1,29 PPM), mais celles de la Coalition le sont bien davantage : 1,80. En effet, malgré 5 sous-marins modernes perdus, le Vryheid n'aura à regretter dans cet affrontement la destruction que de navires obsolètes, faciles à remplacer. Parmi les navires modernes coulés, la Coalition doit déplorer au total pas moins de 3 sous-marins et 4 croiseurs ! Auxquels il faudra ajouter 1 frégate et 3 avions multirôles. Un succès qu'autorise l'isolement de la marine du Txile attaquée séparément du reste de la flotte coalisée.
La victoire est incontestablement du côté de la coalition anti-UPO, dont la gigantesque armada de 500 navires, dont 9 porte-avions, peut poursuivre son chemin "comme prévu". Mais c'est une victoire à la Pyrrhus, où le rapport des pertes est une fois de plus très en faveur de l'UPO. Un signe de mauvais augure, notamment pour le Txile...

Le 17 août, après la coûteuse et désastreuse marée noire, l'Hachémanie est une nouvelle fois visée par une attaque, désormais sur l'un de ses sites les plus sensibles : une station de désalinisation de l'eau de mer est détruite, à Fawit. Dans ce pays désertique où l'or bleu est proportionnellement plus rare et précieux que le pétrole lui-même, la crise hydrique devient gravissime. La pression psychologique intérieur en faveur d'un retrait unilatéral du conflit s'accroît.

Au Sud de l'Océan Janubien, les navires de la Coalition s'approchent enfin des archipels de l'Océan Janubien du Sud, et s'apprêtent à imposer des blocus contre l'Aleka et le Vryheid. Confrontée à de vastes champs de mines marines, elles-même responsables de nombreux dégâts sur plusieurs sous-marins obsolètes, la Coalition anti-UPO, se voit contrainte de modifier ses plans afin de ceinturer au mieux l'Aleka, et bien-sûr à distance de sécurité de l'artillerie.

L'une des plus grandes batailles de la guerre, engageant tous les types de théâtres (terre, air et mer), des missiles et des anti-missiles, en somme, une île fortifiée contre une marine d'assaut, a commencé.

[suite partie 2]
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)

Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (II)

(juillet 2034- janvier 2035)


BATAILLE D'ALEKA ET VRYHEID

La Coalition anti-UPO (Empire luciférien, Hachémanie, Amarantie, Txile et Aminavie), constituée d'une gigantesque flotte de 500 navires et transportant pas moins de 200 000 soldats et marins, contourne donc l'archipel du Vryheid truffé de mines marines, pour s'approcher de l'Aleka depuis l'Ouest, et s'attaquer aux sites militaires et infrastructures névralgiques de cette grande île depuis la mer, en particulier ses aérodromes.
Les cibles situées le plus à l'Est sont visées par l'aviation des porte-avions : s'en suivent alors plusieurs affrontements aériens. Les autres cibles, plus accessibles, sont frappées aux missiles mer-sol.
Dans l'une des localités de l'île, à Moonhoek, un prototype du Dôme de fer, issu du programme de défense anti-missile du Commonwealth (l'un des plus avancés au Monde), a l'occasion de tester ses capacités : le taux d'interception s'élève à 0,5. Si en valeur absolu, le nombre de missiles ennemis neutralisés reste peu significatif, il s'agit d'un indéniable succès technologique qui confortera les chercheurs britons dans leurs efforts en ce sens.

Outres les aérodromes et aéroports, des mairies, des viaducs, échangeurs d'autoroutes, centrales électriques, usines sont visés. En définitive, les sites militaires, grâce à leur renforcement et leur position à l'intérieur des terres, sont nettement plus épargnés par les frappes ennemies que les constructions civiles. 1200 civils périssent, dont de nombreux Noirs dans les Bantoustans.

Le rapport des pertes militaires est de 1:3... à l'avantage des défenseurs. Pour un dixième de PPM éliminé dans le camp de l'UPO, plus de 3 dixièmes sont perdus côté Coalition. L'acharnement à détruire des sites civils plutôt que militaires expliquent ce rapport. Peut-être que celle-ci n'avait pas l'intention de gagner en change militaire, mais seulement de causer un maximum de dégâts socio-économiques afin d'y susciter une éventuelle rébellion ? Dans tous les cas, ce fut un échec. Et considérant la valeur exceptionnellement plus élevée du militaire sur les biens civils [HRP : extraordinaire faiblesse des points CILs], il aurait de toute évidence fallu privilégier les destructions militaires.

L'archipel du Vryheid est attaqué simultanément : la puissance de la Coalition le lui permet en effet : on frappe en même temps les positions militaires et civiles... là encore, une erreur. Les navires aminiens, obsolètes, sont forcés de s'approcher : ils sont accueillis par des batteries de défense côtière et subissent donc de lourdes pertes. A l'inverse des navires hachémites et lucifériens qui peuvent se permettre de rester à distance de sécurité tout en poursuivant les bombardements. Lesquels provoquent la mort de plus de 600 habitants.
La défense aérienne (ou plutôt "antiaérienne") du Vryheid est assurée par :
_ sa flotte, en position défensive près du littoral de la capitale, qui utilise ses canons et missiles AA, ainsi que ses diverses contremesures
_ les batteries de DCA au sol
_ ses avions-intercepteurs (/ de chasse).
Les mines marines endommagent plusieurs navires de la Coalition, leurs frappes sont imprécises et dépourvu de sens stratégique clair, tandis que leurs stocks de munitions et missiles s'épuisent très vite.
Enfin, deux cargos hachémaniens chargés de ravitaillés militairement la flotte de la Coalition sont coulés au large de l'Horbarash, avant qu'ils n'atteignent leur destination. 35 matelots hachémaniens périssent. Très vraisemblablement du fait d'une attaque sous-marine de l'UPO organisée par le Mahajanubia.

Ici encore, le rapport des pertes tourne en faveur de l'archipel assiégé : il est du simple au double au détriment de la Coalition.
Comparatif des pertes pour l'ensemble des batailles (Aleka et Vryheid) :
Coalition anti-UPO : 0,8 PPM
UPO : 0,3 PPM

Souffrant d'un rapport de pertes militaires en sa défaveur, aux manœuvres limitées à cause des mines marines, manquant de munitions et insuffisamment ravitaillée, incapable d'affaiblir la capacité de résistance ennemie, l'attaque de la Coalition se solde par un échec opérationnel majeur.

Après ce désastre, dès le 20 août, l'Amarantie se retire soudainement de la Coalition : de facto admet-elle ainsi implicitement sa défaite.
En effet, l'impopularité de la guerre déjà élevée en raison des coûts et de l'absence d'avancée concrète, atteint des sommets en Amarantie à la suite de cette défaite militaire : un vote est organisé, notamment par les entités de Fagrasie ("l'endettée", non-hostile à l'UPO), et des Melgares ("féministes") pour demander le retrait. Il est approuvé à la majorité. Néanmoins, il ne s'agit que d'un cessez-le-feu : l'état de guerre subsiste avec le Commonwealth et ses alliés.
Cette décision unilatérale décrédibilise la Ligue phallocratique, et fragilise considérablement la Coalition que la première a lâchement abandonné.

Au Nord, contre la Britonnie et les Lorthon, l'Aminavie repart à l'attaque avec sa flotte. L'issue est cette fois-ci indécise sur le plan tactique. La flotte aminienne échoue dans son opération et se voit contrainte de battre en retraite ; toutefois le rapport net des pertes est cette fois-ci légèrement en sa faveur : 0,77 PPM de pertes musulmanes contre 0,94 du côté de l'UPO.
Il s'agit toutefois d'une grande victoire politique et psychologique pour l'UPO, qui vient de repousser une seconde tentative d'invasion aminienne. Cette bataille, pourtant morne et décevante des deux côtés, annonce ainsi, à terme, une victoire stratégique décisive dans l'issue de la guerre elle-même.

Au Sud, la Coalition progresse lentement en neutralisant les mines marines avec des navires-béliers conçus sur place et à la hâte... Toujours empêtrés dans ce champ de mines à tenter de s'y frayer un chemin, les navires lucifériens, aminiens et hachémites sont plus vulnérables que jamais. La flotte brito-alekane en profite pour agir : son intervention est brève, mais violente. Un combat aéronaval a lieu, avant que l'UPO ne batte à nouveau en retraite face à la supériorité numérique ennemie. De plus, des patrouilleurs, vedettes et navires d'attaques rapides viennent harceler l'immense flotte d'assaut via diverses opérations de sabotage avec entre-autres, des poses de charges C4 sur la coque des navires ennemis. Pire encore, le Mahajanubia, aux commandes des sous-marins de l'UPO, coule pas moins d'une quinzaine de navires de ravitaillement destinés à la Coalition ! Tuant un total de 200 hommes d'équipage lucifériens, txiléens ou hachémites.
Endommagée par de lourdes pertes, entravée par les mines, harcelée par les attaques rapides ou discrètes, épuisée, manquant de munitions, d'eau douce et de rations alimentaires... la flotte coalisée est en très mauvaise posture. La tactique de "guérilla maritime" de l'UPO porte ses fruits : pour des pertes équivalentes à 0,55 PPM côté UPO, la Coalition perd quasiment le triple : 1,60.
La bataille s'annonce désastreuse pour la Coalition...

Sous la force du nombre, le premier objectif est toutefois atteint pour les coalisés : ils parviennent en effet à débarquer après bombardements côtiers et parachutages en profondeur, environ 15 000 hommes.
Néanmoins, les opérations d'appui sont des échecs tactiques : les frappes côtières sont inefficaces, certains avions de transport sont détruits en vol, tandis que les paras txiléens sont immédiatement accueillis par l'armée alekane, la police et plusieurs centaines de miliciens, lesquels les empêchent de mener à bien leurs missions d'origine.

L'opération est finalement un échec : les 15 000 hommes débarqués ne parviennent pas à progresser suffisamment, tandis que les renforts épuisés des autres navires de transport tardent à venir. Les pertes s'accumulent, avec un ratio toujours très nettement en défaveur de la Coalition.

Mais avant l'inévitable désastre militaire, on assiste à un effondrement politique. Le 21 septembre 2034, c'est au tour de l'Aminavie de quitter unilatéralement la Coalition : mais le pays musulman nord-algarbien va encore plus loin. Non-seulement il signe la paix avec l'ennemi (plutôt qu'un simple cessez-le-feu), mais forge avec lui un pacte d'alliance ! C'est le traité de Kirkenesberg : l'Aminavie et l'UPO, alors hier en guerre totale, se promettent assistance militaire mutuelle en cas d'agression ennemie et coopère déjà activement pour leur défense réciproque. Le retournement d'alliance est total et change complètement la donne.

Le lendemain, 22 septembre, c'est l'Hachémanie qui baisse armes et drapeaux en quittant la Coalition avec la même hâte et unilatéralité : c'est une nouvelle reconnaissance de défaite. Elle est suivie par la Posnanie quelques heures plus tard.

Avec le retournement diplomatique du Deseret et du Vonalya, l'abandon de l'Amarantie, de l'Hachémanie et de la Posnanie, ainsi que la trahison aminienne, la Coalition semble se dégonfler comme le ballon de baudruche qu'elle était. Elle ne compte désormais plus que deux membres actifs :
_ l'empire luciférien, désormais menacé par son ex-allié et voisin direct aminien,
_ et le Txile, désormais sous la menace d'une invasion uhmalienne ; l'Uhmali, alliée de l'UPO, déplaçant une immense flotte vers sa direction.

En Aleka, c'est la complète débandade du côté des forces lucifériennes, hachémites et aminiennes. Panique totale du côté des débarqués isolés, chaos généralisé au sein de la flotte, où des affrontements ont même lieu entre navires aminiens et lucifériens, cela sur d'étroits passages au beau milieu d'un immense champ de mines marines...

Une dizaine de navires lucifériens et posnaniens supplémentaires sont coulés par l'UPO au large de l'Algarbe.

La bataille du Vryheid et de l'Aleka est définitivement perdue pour la Coalition. Celle du Txile va commencer.

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La bataille d'Aleka-Vryheid durant la Guerre des Conteneurs, prouve l'efficacité de la combinaison défense-côtière et guérilla navale. Malgré son écrasante supériorité numérique, la gigantesque marine de guerre coalisée a brillé par son impuissance face à deux petits États isolés.
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Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (III)

(juillet 2034 - janvier 2035)


BATAILLE DU TXILE

A la suite de la déconfiture totale de la Coalition luciférienne, tactiquement vaincue et politiquement ridiculisée, l'UPO a repris l’initiative. L'alliance du Commonwealth a accepté les cessez-le-feu, armistices et traités de paix avec la plupart des anciens coalisés... à l'exception notable du Txile (sans parler de l'ELA, qui demeure le véritable ennemi juré).
Alors qu'une conférence de paix organisée par l'empereur du Kaiyuan s'est ouverte, une force expéditionnaire aéronavale de l'UPO cette fois-ci formellement menée par l'Uhmali, avec l'assistance du commandement mahajanubian, lance une opération armée contre leur dernier grand ennemi, cet Etat dorimarien qui avait commis l'erreur de sur-estimer la solidité et fiabilité de la Coalition des agresseurs et bien-sûr à l'inverse, celle de sous-estimer son adversaire.
La conférence de Shengfeng, déjà boudée par les perdants, est purement et simplement court-circuitée par ce nouvel acte de guerre.

L'UPO s'attaque donc à une île située au Sud du Txile, la bombarde ainsi que les littoraux alentours avec ses avions et missiles de croisière, avant d'y débarquer un contingent uhmalien au moyen de largages héliportés. L'île passe rapidement sous le contrôle des envahisseurs, au nombre d'un ou deux millier(s).
En raison des distances qui séparent les évènements avec les aérodromes (le Txile est l'un des pays les plus grands et étirés au Monde), l'aviation txiléenne reste difficile à employer vu les distances. Le pays dépêche toutefois plusieurs unités à portée de tir de l'île, notamment ses batteries d'artillerie.

Le Txile se décide à contre-attaquer (cette fois-ci plus habilement que par le passé), en frappant la flotte uhmalienne à la fois par le Nord (sa flotte sous-marine) et le Sud (sa force expéditionnaire aéronavale, de retour d'Aleka, quoique épuisée matériellement et démoralisée).
L'Uhmali détient une supériorité numérique, ainsi qu'une vigueur optimiste supplémentaire.
Le Txile peut compter sur une supériorité technique, une détermination par défaut (défense de sa patrie), ainsi qu'une gigantesque et quasi-inépuisable base d'appui au sol : son propre territoire. Néanmoins, ses forces expéditionnaires viennent de subir une humiliante défaite, elles ont besoin de ravitaillement, tandis que ses matelots et pilotes sont épuisés et démoralisés.

Les Txiléens commettent une nouvelle erreur en s'efforçant de larguer dans l'immédiat 2500 des leurs sur l'île : l'opération échoue tout naturellement à cause de la DCA uhmalienne. De nombreux hélicoptères txiléens sont détruits en vol avec leur passagers. Le pays se résout donc à débarquer ses forces (40 000 hommes) sur le continent, juste en face de l'île.

Une guerre d'attrition est donc amorcée, avec tirs d'artillerie txiléens contre l'île occupée, défenses et manœuvres aériennes des deux côtés.

Contrastant avec l'idiotie des commandants de la Coalition anti-UPO lors de la bataille d'Aleka-Vryheid, les contre-amiraux mahajanubians prennent soin de protéger la longue ligne de ravitaillement maritime de la flotte uhmalienne à travers l'Océan Néchinésien. Celle-ci ne sera pas inquiétée : les tentatives sous-marines pour le rompre se solderont par des échecs. Mais le revers de la médaille est là : l'Uhmali ne peut mobiliser tous ses moyens pour couler les navires de guerre txiléens, qui peuvent se ravitailler sans souci dans leurs ports d'attache.
La prise de l'île semble être une victoire à la Pyrrhus du côté de l'UPO, bien que le décompte des pertes en valeur reste à son avantage (2,02 / 2,76 PPM perdus pour, respectivement, l'Uhmali et le Txile).

La suite des évènements peuvent se résumer ainsi :
Alors que les Uhmaliens s'attendaient à un débarquement du Txile pour les rejeter à la mer et que leurs forces se sont préparer à une telle éventualité, le Txile ne semble pas avoir l'intention de reprendre l'île immédiatement, renforçant plutôt ses défenses sur le continent.
Face à cette impasse, le Vryheid vient en renfort avec sa flotte et plusieurs milliers d'hommes, pour rendre l'île définitivement hermétique à toute intrusion txiléenne. Mais la donne générale ne change pas pour autant.

Le 9 décembre, l'UPO prend la décision d'imposer un blocus au Txile. Opération particulièrement ambitieuse en raison du fait que ce pays, l'un des plus grands au Monde, s'étale tout en longitude le long d'un immense littoral...

Le 24 décembre 2034, c'est l'assaut frontal. Raffermi par son ravitaillement continu et sécurisé, la flotte de l'UPO, contrairement à celle des coalisés en Aleka-Vryheid, peut, elle, se permettre de frapper fort. Un déluge de missiles de croisière vrys et uhmanéens s'abattent sur les navires de guerre et positions terrestres défensives du Txile.
Dans les ports civils et militaires : navires amarrés, dépôts de carburants, hangars à unités, entrepôts à munitions... Dans les villes : manufactures et usines, entrepôts, gares, immeubles de bureaux, pistes, tours de contrôle et terminaux d'aéroports...
Toutefois, on estime que le taux d'interception accompli par la DCA txiléenne (terrestre et navale) se situerait entre 0,5 à 0,6. Un excellent résultat qui, se conjuguant avec les épaisses nuées de fumées noires des nombreuses destructions, permettant d'aveugler l'observation satellite et éventuellement aérienne, permet au pays assiégé de souffler un peu.
Parmi les pertes militaires modernes du Txile, on dénombre 2 croiseurs et surtout 1 porte-avions modernes coulés. Soit un total, avec les pertes terrestres, de 4,68 PPM. Contre aucune perte du côté des envahisseurs, si ce ne sont les coûts exorbitants du ravitaillement et de sa sécurité.

Cette grande bataille, où plutôt "deuxième phase de la guerre", fait à nouveau renverser la jauge de légitimité, cette fois-ci au profit du Txile, nation désormais sinistrée, qui reçoit les sympathies de la communauté internationale.
Une deuxième conférence de paix est organisée le 15 janvier 2035 par les pays du G4+1 (Vonalya, Deseret, Amarantie, Lianwa, + le Kaiyuan). Ces cinq pays, ainsi que d'autres signataires d'un premier traité de paix (a-partisan, pacifiste et libéral), imposent à l'UPO, considérée comme responsable de l'échec de la dernière conférence (et refusant de signer ledit traité), une discrimination commerciale, avec une hausse considérable des droits de douane (+50%).

Le 20 janvier, la guerre continue. Les navires vrys et uhmanéens, désormais renforcés par des croiseurs aminiens (l'Aminavie s'étant ralliée à l'UPO) qui imposent toujours le blocus au Txile, relancent une nouvelle vague de bombardements aériens et aux missiles de croisière.

Liste des cibles prioritaires de l'UPO (par ordre décroissant) :
Navires à quai
Chantiers navals
Hangars pouvant abriter des navires
Positions fixes de DCA
Positions fixes d’artillerie
Radars fixes
Citernes à pétrole
Centrales électriques
Transformateurs électriques
Centrales de traitement de l’eau
Casernes
Aéroports
Gares
Listes secondaires :
Complexes industriels sur une large surface
Complexes industriels chimiques et/ou pétrochimiques
Gratte-ciel et autres bâtiments de grande hauteur
Monuments glorifiant la République du Txile, ses événements historiques et ses héros nationaux
Bâtiments gouvernementaux divers
Les pertes spécifiquement militaires sont relativement rares, le Txile s'étant préparé aux frappes. Néanmoins, les dégâts civils et financiers sont considérables. Le carburant commence à manquer. Les pénuries d'électricité s'étendent à toutes les localités du sud du pays. Le Txile souffre, mais résiste.

C'est là que la guerre s'arrête enfin. Les coûts d'intervention deviennent insupportables pour les pays de l'UPO, et les dégâts infligés au Txile, malgré leur gravité, ne valent plus le coup, d'autant qu'ils épargnent l'autre grande menace qu'est l'empire luciférien.

[à suivre]
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)

Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (IV)

(juillet 2034 - janvier 2035)


Refusant toujours le diktat du G4, l'UPO parvient à arracher par la négociation un nouveau traité de paix, d'abord signé par... les pays de l'UPO : Commonwealth, Mahajanubia, Uhmali, Lorthon et Vryheid.
Celui-ci appelle au retour du statu-quo ante bellum, excluant tous dédommagements humiliants de la part des perdants (Coalition anti-UPO), mais sans faire mention du système Skorpion-Klub, motif même de la guerre.
L'article 2 du nouveau traité insiste sur la culpabilité des ennemis de l'UPO :
Article 2 : L’Empire luciférien d’Algarbe et la Coalition [anti-UPO : ELA, Hachémanie, Amarantie, Txile et Posnanie] reconnaissent être coupables d'avoir violé les us et coutumes de la diplomatie internationale en portant atteinte à l'intégrité des navires de l'UPO.
Afin de renforcer la légitimité de cette nouvelle tentative de paix, est ajouté au traité un article précisant que le G4 supervisera le financement des reconstructions des pays lésés par la guerre.
La Posnanie annonce officiellement signer ce même traité, tandis que d'autres pays mettent fin à leurs sanctions commerciales à destination de l'UPO. Par défaut, dans le sillage de la Posnanie, c'est tous les pays de la Coalition anti-UPO qui signent le présent traité, ce qui met définitivement fin à la "Guerre des Conteneurs"... et scelle l'incontestable victoire de l'UPO.

_______________________________________

En effet, l'Union Pan-Océanique, pourtant en très nette infériorité numérique, est tout bonnement parvenue à faire en sorte qu'une immense coalition d’États belliqueux n'atteignent aucun de ses objectifs initiaux, aussi bien militaires que politiques.
  • 1- La Britonnie a été l'objet de deux attaques navales massives à des fins de neutralisation : elle est restée sauve en repoussant à chaque fois les envahisseurs.
  • 2- L'Aleka-Vryheid ont été assailli par une gigantesque flotte d'invasion, à des fins d'occupation militaire : malgré des dégâts considérables, ils ont résisté et sont restés libres, et même en position de force sur le plan politique.
  • 3- Dégâts en Aleka, qui furent "vengés", par la riposte militaire de l'UPO contre le Txile : si les "nouveaux buts de guerre" de celle-ci n'ont pas été atteint, les dégâts militaires et socio-économiques infligés à l'ex-envahisseur envahi sont tels qu'ils sont amplement suffisant pour représenter un "juste retour de bâton".
  • 4- Le Deseret et le Vonalya, deux géants économiques (membres du fameux G4), initialement hostiles à l'UPO (condamnations de son programme Skorpion-Klub), changent de cap après une négociation bilatérale UPO-Deseret, et finissent par condamner (certes, moins explicitement) la coalition anti-UPO, laquelle est délégitimée et décrédibilisée face à l'apparence "bonne volonté" de l'UPO.
  • 5- A la suite de la première cuisante défaite militaire tactique en Aleka, la Coalition anti-UPO se disloque progressivement : l'Amarantie abandonne ses alliés en août 34, l'Aminavie trahi ses alliés pour rejoindre le camp de l'ennemi le 21 septembre, provoquant le retrait de l'Hachémanie musulmane le lendemain, suivie de la Posnanie. La Coalition perd ainsi toute crédibilité en s'effritant alors même qu'elle était "techniquement" capable de continuer la guerre.
  • 6- Jamais le Commonwealth n'a été contraint de renoncer à son système Skorpion-Klub : les coalisés ont donc perdus tous les affrontements de cette guerre avant de renoncer les uns après les autres, sans aucune coordination, et sans parvenir à leur objectif initial.

Tableau récapitulatif

Image

Les pertes sont données en "PPM", ou "points de puissance militaire" perdus. Les PPM mesurent la capacité de nuisance d'ordre militaire des pays du Monde, en fonction de divers facteurs, aussi bien quantitatifs que qualitatifs, sur base essentiellement -mais entre autres- de la valeur financière (coût de fabrication et d'entretien) des unités (pour la définition approfondie des PPM, voir ici).
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ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (3)

Histoire militaire
Étude sur la Guerre des Conteneurs (V)

(juillet 2034 - janvier 2035)


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ANALYSE STRATÉGIQUE

Parmi les facteurs décisifs de la victoire du Commonwealth, on notera d'abord, bien-sûr, les indécisions stratégiques, les défaillances de coordination, les imprudences logistiques et les trahisons de fin de chapitre du côté de la Coalition anti-UPO.
Ces fautes impardonnables en temps de guerre semblent caractéristiques d'une forme particulière de Coalition militaire. Il est question ici de procéder à une analyse davantage "psychologique" pour comprendre une logique comportementale donnée et située, même à l'échelle d'un État.

_____________________________________________

LE COMPLEXE DE LA HYÈNE

Cette coalition anti-UPO est donc née de ces phénomènes curieux que sont les regroupements expéditifs d’États à sang chaud, irrationnels, s'imitant les uns les autres tel un jeu de domino. Des États dépourvus de toute ligne conductrice à dessein supérieur, de tous fondamentaux idéologiques, et dont la "personnalité" mêle cette étrange combinaison entre passions belliqueuses et lâcheté d'esprit.
Conscients de leurs profondes défaillances idéologiques, ces États semblent n'avoir d'autres choix, pour se sentir exister, que d'imiter le comportement d'une recrue novice dans un gang d'enfants polissons, ou bien d'une hyène mâle dans une meute à système matriarcal. En déficit de dignité, l'Etat-hyene se sent obligé de passer du côté des oppresseurs pour ne pas être lui-même opprimé. "Suiveur de chef" jusqu'au vice, jusqu'à nuire à sa propre raison, ce type de comportement foncièrement égoïste rappelle à son auteur sa propre couardise. Son subconscient coupable, le pousse alors à réagir au moyen d'une fuite en avant : la "hyène" développera une haine totalement injustifiée envers toute forme d'originalité, toute forme de vie ou d'organisation dotée d'une souveraineté d'esprit élémentaire (à savoir un dessein supérieur rationnel), qu'il jalousera secrètement, en toute logique, cela va sans dire. Cette frustration stimulera aussi bien son orgueil que son mépris envers plus faible que lui.
Ce "plus faible que lui" désigne le plus souvent une personne ou un État à la sulfureuse réputation, justement en raison de son originalité et indépendance d'esprit. Ces indubitables qualités amènent les "hyènes" à en produire deux conclusions. D'abord, et à raison, que cet "original" est isolé et donc facile à cibler. Mais ensuite, et cette fois-ci à tort, que s'acharner en groupe contre lui servira leur intérêt, que le "bouc émissaire" ne résistera pas longtemps, que leur victoire est déjà acquise.
Mais qui fait le malin... on connait la suite.

Bien-entendu, il convient de modérer cette observation en deux remarques très importantes :
1- tous les États membres de ce genre de Coalition ne partagent pas systématiquement ce genre de défaillance d'esprit ;
2- ces défaillances profondes ne sont pas innées, et encore moins immuables : elles peuvent concerner n'importe quel État en fonction du contexte (notamment les plus immatures), puis disparaître au profit de tous et de lui-même, en particulier grâce à l'expérience, aux leçons apprises du passé.
Il en est de même de la fameuse "indépendance d'esprit" : celle-ci ne peut être que construite et déterminée, donc changeante.

Ce genre de coalition précipitée, où tous, dopés à l'adrénaline, se suivent à la chaîne pour imiter aveuglément plus fort ou plus crédible que soi, presque toujours par lâcheté et intérêt court-termiste, est condamnée à perdre.
Pourquoi ? Parce que la seule méthode efficace sur long terme, la seule qui réconcilie vertu et intérêt personnel, la seule qui soit rationnelle et finalement bénéfique à tous, c'est celle de l'équilibre stratégique : soutenir le plus faible contre le plus fort. Cela afin d'affaiblir ce dernier, renforcer le faible, dans l'espoir de les rendre "égaux" de façon à ce que le résultat mathématique de leur opposition approche le plus possible de zéro.
C'est de cette façon qu'on comprend que la lutte contre les oppresseurs n'est pas seulement une vertu (éventuellement fâcheuse lorsqu'elle est le fait de "petits-saints frimeurs" ou de ceux qui cherchent à soulager leur conscience) : c'est aussi un intérêt rationnel, jusqu'à en devenir une nécessité de l'ordre du vital, de la survie en tant que personne/État attaché(e) à sa propre souveraineté, puissance ou dignité.

_______________________________________________

Ce "complexe de la hyène" avait déjà été décelé, ou plutôt entrevu, à l'époque.
Les experts vrys [Amaski] ont en effet élaboré une "théorie des 42 jours", applicable aux grandes coalitions de cette nature : à savoir qu'il faudrait 42 jours [14 jours IRL] pour que ce genre d'alliance objective se fissure de l'intérieur.
Une théorie qui fut confirmée lors de cette guerre : le 8 juillet 2034 au soir, l'Amarantie d'abord, suivie (grâce à son aura et sa crédibilité -membre du G4-) par l'Hachémanie, la Posnanie et l'Aminavie, rejoignent ensemble le camp de l'empire luciférien contre le Commonwealth. Exactement 42 jours plus tard, le 20 août au matin, l'Amarantie annonçait son départ précipité. Abandon qui affectera considérablement la cohésion d'une alliance qui perd son membre le plus "considéré".

Un phénomène qui explique le manque de détermination, d'endurance psychologique, de solidarité inter-opérationnelle, et finalement l'absence de fiabilité caractéristiques de ce genre d’États, les "hyènes".

Néanmoins, l'UPO ne doit peut-être pas sa victoire uniquement à l'absurdité et l'incompétence de ses ennemis.

Le Mahajanubia, membre de l'UPO dont la belligérance est de jure directe, et de facto indirecte, a joué un rôle majeur dans ce conflit en supervisant la plupart des opérations, et en prenant la tête du commandement militaire, notamment aux échelles tactique et opérationnelle (laissant les décisions proprement politiques/stratégiques à la Britonnie). Il assura la coordination militaire de tous les pays de l'UPO. Il rompit les lignes de ravitaillement ennemies avec autant d'habileté qu'il parvînt à sécuriser les siennes. Il "combla" le déficit numérique des forces de l'UPO en assurant une défense opérationnelle asymétrique et imprévisible, frappant là où il le souhaitait pour "mobiliser" un contexte naturel ou humain adapté pour rendre contreproductif les assauts ennemis, désarçonnant la coalition, jusqu'à susciter dans ses rangs le doute et la discorde. Cela, grâce à une habile combinaison entre une diplomatie sage et posée (propositions de paix, système Safeguard pour épargner les navires civils...), et un engagement militaire coriace, aussi persévérant qu'impitoyable. Au Karmalistan, cette oscillation planifiée, entre un tempérament doux, patient et prudent à titre privé, et celui d'une résistance terrible et sans pitié contre ses ennemis, on appelle ça "se comporter en chélicérate" (ou en "scorpion").

Quant à notre pays le Karmalistan, il était officiellement "neutre". Mais la vérité est autre : il fut décidé de soutenir du mieux possible le camp des agressés, à savoir celui de l'UPO. Ce choix était aussi simple et naturel que logique : l'UPO était économiquement et militairement plus faible que l'ensemble de ses ennemis. Qui plus est, aux yeux de notre peuple et de ses représentants, le satano-luciférisme de l'ELA et la phallocratie homosexualiste de l'Amarantie ne pouvaient susciter que le dégoût. Il joua ainsi un rôle fondé avant-tout sur la discrétion, donc limité par la force des choses. Toutefois, dans la victoire de l'UPO, son apport resta non-négligeable.
Outre ses livraisons massives d'armement au Commonwealth et à ses alliés, à savoir 55 avions multi-rôles, 300 hélicoptères de combat, 2 000 pièces d'artillerie et 150 batteries anti-aériennes, Karagol loua plusieurs de ses sous-marins au Mahajanubia (du temps où sa marine de guerre existait encore), notamment dans le cadre de la lutte contre le ravitaillement de la coalition durant la bataille de l'Aleka.

En revanche, sans rompre pour autant, ni s'y opposer concrètement, il convient de noter que le soutien karmali à l'UPO s'était nettement refroidi lors du blocus du Txile à la fin de la Guerre, considéré comme un aventurisme, une opération de trop.

Mais plus encore, le Karmalistan entreprit deux autres actions politiques majeures :
1- Premièrement, les diplomates karmali prirent la défense du Mahajanubia contre les critiques dont-il faisait l'objet de la part des autres nations islamiques (Aminavie, Hachémanie, Kandjar...), jusqu'à renverser leurs opinions et le faire accepter de plein droit au sein de cette communauté (la LIM était alors en cours de construction).
2- Ensuite, et c'est là un facteur substantiel... le Karmalistan ne fut pas étranger (euphémisme) dans ce processus qui conduisit au retournement géopolitique de l'Aminavie en faveur de l'UPO.

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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

Message par Vladimir Ivanov »

Prikaz
21 décembre 2039
[secret]

TEST BALISTIQUE


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A destination du Qurol Kutchlar
Le tir d'un prototype de missile balistique de courte portée Jebe-2, destinée à la recherche a été réalisé avec succès sur le site du désert de l'Orkod. Néanmoins ce premier test ne présente que peu de valeur, puisque la technologie visée dans le développement de ses successeurs dépasse grandement la portée effective franchie lors de l'exercice.

La doctrine d'emploi des missiles balistiques à charge conventionnelle ne peut être que très limitée : ces armes n'ont d'intérêt que pour l'offensive, à savoir frapper des sites militaires fixes, et à distance suffisante (ex : Dahar, en cas de débarquement et d'installation de bases ennemies). Les arsenaux seront donc adaptés en fonction des besoins : ceux-ci étant avant-tout scientifiques dans l'amélioration de la portée, ils seront donc, en l’occurrence, relativement faibles.
Oerleuk Abu Bakr Safarali
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

Message par Vladimir Ivanov »

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===> Le Centre Ulugbek, est l'Institut militaro-scientifique de coordination des laboratoires de recherche du Karmalistan. Il est dirigé par l'Oerleuk (général) syir Djötchi-Baatar. Bien que celui-ci soit formellement suspendu de son titre de chef de secteur sur le terrain (suspecté -sans preuve- par le KhAD de sympathie avec les insurgés révolutionnaires syirs et communistes), ses extraordinaires compétences scientifiques et administratives font de lui un élément trop précieux pour être déchu ou mis à l'écart.
Le siège du Centre Ulugbek est situé à Tshirshik (à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest de Karagol). Ses laboratoires les plus sensibles sont souterrains et répartis dans toute la région. Installations anciennes datant de l'ère slave, certaines ont été laissé à l'abandon dans les années 1990-2000 (manque de financement).


Rapport du Centre Ulugbek (janvier 2040)

RECHERCHES PRIORITAIRES EN COURS
_ Carburants à centrale nucléaire
_ Système d'exploitation ▮▮▮ (Avancé) =
_ Fer : NT1
_ Ordinateur ▮▮▮ (Avancé) = Composantes électroniques ▮▮▮ + Système d'exploitation ▮▮▮
_ Centrale électrique nucléaire ▮= Composantes électroniques ▮ + Carburants à centrale nucléaire + Matériaux composites ▮▮ + Ordinateur ▮
RECHERCHES PRIORITAIRES A VENIR
rappel : pour obtenir une rouge, il faut acquérir 10 violettes.

________________________________________
2_ Antiaérien mobile ▮▮▮▮ = Éléments en acier + Composantes électroniques ▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮

1_ Carburant à fusée ▮▮▮ =

1_ Matériaux composites ▮▮▮ =

2_ MRBM / Missile balistique Intermédiaires [<3000km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮ + Carburant à fusée ▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène
3_ IRBM / Missile balistique Moyens [<6500km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène
4_ ICBM / Missile balistique Long [<13000km] = Éléments en acier + Platine + Lithium + Bauxite + Composantes électroniques ▮▮▮ + Carburant à fusée ▮▮▮ + Matériaux composites ▮▮▮ + Tungstène

2_ Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ = Composantes électroniques ▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Bauxite + Éléments en acier
3_ Système de défense anti-missile ▮▮ (Dôme de fer) = Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ + Antiaérien mobile ▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Composantes électroniques ▮▮▮
4_ Système de défense anti-missile ▮▮▮ (THAAD) = Radar tridimensionnel à balayage électronique ▮▮▮ + Antiaérien mobile ▮▮▮▮ + Ordinateur ▮▮▮ + Titane + Composantes électroniques ▮▮▮
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

Message par Vladimir Ivanov »

ÉLABORATION DE LA DOCTRINE MILITAIRE KORMALE (4)

A lire avant ===> viewtopic.php?p=355768#p355768

Histoire militaire
Étude sur la Guerre d'Aminavie (I)

(3 février - 15 juillet 2036)


Image
L'éveil des nations islamiques avec la création de la LIM : l'une des causes majeures de la Guerre d'Aminavie.


CONTEXTE D'AVANT-GUERRE

La Guerre d'Aminavie est de loin le pire et le plus sanglant conflit "mondial" de ce siècle.
La Guerre des Conteneurs en 2034 a causé environ 50 000 morts, dont une grande majorité de militaires (et "seulement" 15 000 civils). Celle d'Aminavie qui éclatera seulement deux ans plus tard, en tuera près de vingt fois plus, essentiellement des civils.

Pour en comprendre les causes, à condition d'avoir étudié la guerre précédente, qui lui est en partie liée, il faut remonter à la fondation de la Ligue Islamique Mondiale.
En juillet 2035 est officiellement fondé(e?) la LIM, organisation islamique, à la fois diplomatique, militaire, culturelle et commerciale, de pays majoritairement sunnites respectueux des valeurs de l'islam et hostiles au terrorisme islamiste. Celle-ci réunit le Kandjar - la "tête de file" formelle, le Karmalistan (considéré par certains -peut-être à raison- comme le véritable leader*), l'Aminavie et le Mahajanubia.
*Ce genre de configuration, où le véritable meneur se dissimule derrière un porte-étendard, ressemble d'ailleurs, par certains aspects, à la relation Britonnie-Mahajanubia.

Comme indiqué dans cet article de presse kormali dont on conseillera la lecture, l'Hachémanie y était formellement invité. Ce qui n'est en revanche pas précisé par l'auteur, est ce simple fait que les dirigeants karmali de l'époque savaient pertinemment que les Hachémites refuseraient l'invitation. Il ne s'agissait là que d'une formalité diplomatique pour mettre le "candidat" devant le fait accompli.

En très mauvais termes avec l'Aminavie qu'elle qualifie d'État-terroriste, l'Hachémanie a fermement combattu son adhésion au sein de la LIM là où justement, avant 2035, elle comptait parmi les participants aux pré-fondations de cette même organisation. Une rancœur qui avait très vraisemblablement pour origine la volte-face de l'Aminavie en septembre 2034, lorsque cette dernière a tout simplement changé de camp, conduisant l'opération militaire luciféro-hachémite au désastre et à la victoire totale de l'UPO. On peut y ajouter il est vrai, les éventuelles collusions secrètes entre une partie de l’État aminien et l'organisation islamiste-radicale Force & Islam, ou du moins sa passivité. Ce qui irritera en particulier le Lébira, cible de plusieurs attaques de F&I.
Les Hachémites cherchèrent donc à se rallier l'opinion du "grand sage", de la "tête" (officielle) de l'organisation : le Kandjar, en s'efforçant de lui présenter l'Aminavie - auquel ils associent très vite le Karmalistan - comme des États criminels ou dangereux.
Mais ils faisaient fausse route...

Au même titre que l'Aminavie lorsque celle-ci fut "persuadée" et "retournée" par les Karmali et les Mahajanubiens contre ses anciens alliés en 2034, le Kandjar était à son tour "persuadé" par ces deux derniers, de la pertinence à faire adhérer en priorité l'Aminavie plutôt que l'Hachémanie.
Sans pour autant couper les ponts avec sa voisine mécontente (hormis les Aminiens, personne n'avait encore rompu avec l'Hachémanie), le Kandjar restait inflexible sur ses positions quant à la présence aminienne dans la LIM. La défense d'un statu-quo d'autant plus intéressant pour lui qu'il y tenait une place de choix comme hébergeur du siège de l'organisation lui permettant de s'attribuer le titre de "leader" officiel.

Pourquoi cette hostilité envers l'Hachémanie de la part des deux Etats les plus actifs de la LIM ? Il faut là aussi remonter à la Guerre des Conteneurs.
Ce royaume sociétalement libéral, mais politiquement autoritaire et ultra-militariste, s'est comporté en hyène, se joignant hâtivement aux plus forts pour s'attaquer sans raison sérieusement justifiable à la faction la plus "faible". En plus d'avoir été l'ennemi du Mahajanubia (qui se trouvait dans l'autre camp), ce suivisme lâche était particulièrement méprisé au Karmalistan, les Hachémites ne pouvaient donc y susciter que méfiance et dégoût. Plus grave encore étaient les principaux alliés stratégiques de l'Hachémanie. Ceux-ci s'avéraient être de la pire espèce aux yeux du Karmalistan et plus globalement, de la communauté islamique :
_ d'abord l'Amarantie, anti-musulmane (diverses humiliantes railleries envers cette communauté et sa religion, y compris à l'échelon diplomatique), pratiquant l'esclavage (Barnique) sous un régime de misogynie spécifiquement homosexualiste (l'homosexualité n'était pas seulement tolérée ou respectée comme c'est le cas dans de nombreux pays avec lesquels les pays musulmans n'ont pas de différends, mais ici institutionnalisée, au détriment des femmes et de la famille traditionnelle) ;
_ ensuite le Txile, le moins répréhensible mais autre "État-hyène" et irréductible ennemi du Mahajanubia ;
_ enfin et surtout, l'empire luciférien d'Algarbe, un État explicitement anti-abrahamique (et même sataniste en Tyronar), esclavagiste et anti-musulman.

Une confrontation, sinon directe du moins froide, était inévitable. La question portait sur la forme de ce conflit à venir. Et la faction hachémite avait visiblement choisi de perpétrer des actes de guerre.
Et c'est ainsi que la responsabilité du déclenchement de ce qu'on appellera comme un "tout", la "Guerre d'Aminavie", revient incontestablement à deux États : l'Hachémanie et l'empire luciférien d'Algarbe. Ils sont de fait, les véritables agresseurs.

Remontons aux prémices.

Plusieurs semaines avant la date fatidique du 20 août, le ciel kandjari était déjà harcelé par des intrusions aériennes "d'objets non-identifiées". Le 20 août 2036, le Kandjar, toujours allié à l'Hachémanie (de jure comme de facto !), est attaqué : un missile air-sol touche une école de sa capitale, Rashidya. Des enquêteurs indépendants commencent sérieusement à suspecter l'Hachémanie. Une autre enquête (partiale celle-ci, mais non-moins rigoureuse), menée par des experts karmali, a ensuite démontré mécaniquement la responsabilité hachémite : elle est présentée lors de la Conférence de Tornuz le 20 novembre 2036 par l'Atobak (ministre) chargé des affaires étrangères kormales, Omar Sultan-Zareh. Le roi Rashid Ier nie en bloc, sans même prendre la peine de s'expliquer, puisque ses nombreux alliés le font à sa place. C'est le cas de la diplomatie caskare par exemple, et notamment à travers l'incompétence de son émissaire Ariane Dekropos qui, présente à Tornuz, persiste dans sa mauvaise foi à défendre l'innocence de l'Hachémanie jusqu'à en invoquer des contre-arguments ridicules, utilisant son ignorance comme d'une arme diplomatique (confusion entre types de missile, question sur la furtivité d'un avion assimilé à une "invisibilité totale", refus de tenir compte de l'argumentaire sur les harcèlements répétés avant l'attaque du 20 août, réponses simplistes liées à son incapacité à comprendre les enjeux de la plus élémentaire des sciences militaires...). Cela bien-sûr, uniquement pour ses intérêts politiques considérés comme foncièrement opposés à la LIM, vue comme une dangereuse menace. Le Lébira à son tour, envoie sa fameuse missive de bienveillance à destination des agresseurs hachémites, dans lequel il ose assimiler l'eschatologie islamique à un cancer... rangeant encore un peu plus l'Hachémanie - pourtant musulmane - du côté des anti-musulmans.

Une autre attaque, cette fois-ci contre l'Hachémanie, avait eu lieu le 4 novembre, soit un peu plus de deux mois après le bombardement de Rashidiya : on notera l'usage de simples "missiles anti-chars". Il semblerait que celle-ci soit une fois de plus une opération sous faux-drapeau, organisée par - ou sous la complicité de - l'Hachémanie elle-même. En effet, aucun État membre de la LIM n'a de rapport de près ou de loin avec cette agression.

D'ailleurs, entre temps, quelques semaines auparavant, le 20 octobre 2035, le Karmalistan renonçait à l'islamisme radical avec la chute de l'émir Barakzaï, précipitée par l'intervention politique au Majlis de Nazar-Babür, un allié politique socialiste d'Abu Bakr Safarali. Cet évènement sauve la vie de la reine, mais celle-ci reste suspendue. Le véritable pouvoir (toujours islamique, cela-dit) était donc désormais détenu conjointement par les "atobaks" Sultan-Zareh (officiel) et Safarali (officieux). Un changement politique qui garantissait la stabilité politique du pays derrière deux hommes compétents et déterminés, conduisant au renforcement de la position karmale en ces temps de tensions internationales.

Une première riposte de la LIM contre l'Hachémanie est alors initiée : souterraine elle-aussi, cette "opération" est nettement plus passive et pourvue d'une certaine spontanéité. En effet de nombreux oulémas à travers le Monde dénoncent la mécréance des dirigeants hachémites, y compris en Hachémanie elle-même grâce à l'implication du KhAD, les services de renseignement du Karmalistan, qui disposent d'infiltrés dans le pays.
Les oulémas et autres croyants sunnites dénoncent en effet à voix haute les innombrables méfaits de Rashid Ier en regard de sa religion, au nombre desquels :
_ ses collusions politiques avec les esclavagistes satano-lucifériens et barniques, ainsi qu'avec les homosexualistes amarantins ;
_ la réception bienveillante d'une missive de soutien anti-musulmane du Lébira ;
_ le niveau ahurissant de militarisation de son État (le plus élevé au Monde par rapport à la combinaison PIB-population, en ces temps de chute du cours du baril de pétrole), auquel s'associe bien-sûr et surtout, le bombardement aérien du Kandjar le 20 août après plusieurs violations de son espace aérien - le Kandjar qui était pourtant son allié et coreligionnaire ;
_ son mode de vie occidentalisé, vivant dans le luxe et la luxure ;
_ ou encore la construction de casinos sur plusieurs lieux saints de l'islam.

Plus tard, l'Hachémanie dirigée par le chef d'Etat-major de Rashid Ier, ben Salmane al Khalifa, se distinguera à nouveau par sa puérilité, en imposant la conversion forcée de tous les sujets du royaume (très majoritairement sunnites) à l'islam chiite ! Y compris les minorités juives et chrétiennes !

Une situation qui conduit de nombreux marquéziens d'Hachémanie à manifester contre le régime du roi.
La réaction hachémite ne se fait pas attendre : le 15 décembre, par on ne sait quel prodige, probablement grâce à des complicités étrangères (SIS, Caskar, Lébira, ELA, Amarantie...?), les forces spéciales du pays, ou certainement des étrangers recrutés par cet État, parviennent à frapper simultanément -aux explosifs- les bases navales et ports industriels de trois pays : Kandjar, Karmalistan et Mahajanubia ! Résultat : un sous-marin détruit dans le premier, une frégate obsolète dans le second, et deux cargos civils coulés dans le troisième, ainsi que d'autres installations endommagées !
Une prouesse technique qui semble révéler l'implication de professionnels distincts des médiocres services hachémites, tel que le SIS, très probablement.

Le Kandjar ordonne donc la militarisation de sa frontière, déjà fermée par l'Hachémanie quelques mois auparavant.
Le 18 janvier 2036, après ces multiples agressions, le Karmalistan déclare la guerre à l'Hachémanie : une décision devenue logique après de telles agressions, mais qui se révéla être une erreur, connaissant la suite des évènements... à commencer par la trahison kandjari. Une porte est toutefois laissée ouverte dans le cas où l'Hachémanie engagerait excuses et réparations des dommages causés. Signe de cette "porte ouverte", aucune autre action n'est perpétrée, si ce n'est l'interdiction de passage du Dar aux cargos hachémites. L'un deux, qui tentaient de traverser en force, est arraisonné par la flotte karmale, son équipage relâché et renvoyé sain et sauf en Hachémanie, conformément d'ailleurs, à la revendication hachémite.

Deux jours plus tard seulement, le 20 janvier 1936... c'est le Kandjar qui renverse soudainement le rapport de force [HRP : annonce brutale et précipitée du départ de son joueur du forum...] : un coup d’État renverse le gouvernement et porte au pouvoir des militaires, pleutres, favorables à la neutralisation du pays alors que la guerre s'annonçait : celui-ci quitte la LIM, et contre toute logique, trahit ses alliés, arrête les soldats karmalis présents sur le territoire en soutien dans la défense du pays, tout en se réconciliant avec son agresseur hachémite !

Entre d'un côté, une troupe d'esclavagistes, de satano-lucifériens, d'homosexualistes phallocrates, d'anti-musulmans et de mécréants hypocrites, militaristes belliqueux... et de l'autre, une organisation politique internationale musulmane déjà très mal vue par les États "chrétiens", et qui devient la cible idéale en perdant son membre le plus "prestigieux"... le cocktail explosif était près.

Deux semaines plus tard, le 3 février au petit matin, l'empire luciférien envahissait l'Aminavie. Le lendemain, le 4, l'Hachémanie attaquait le Dahar avec sa flotte de guerre.

à suivre
Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ».
Balzac : « Derrière chaque grande fortune, se cache un crime ».

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Vladimir Ivanov
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Re: Ordu-Shakhanat du Qurol Kutchlar [Karagol]

Message par Vladimir Ivanov »

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Programme Kurgan-Tur
30 mars 2040

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"Ali Jinnah" [nom de code] : Je vous écoute.

Oerleuk Djötchi-Baatar, directeur du centre Ulugbek : L'implantation de la Confrérie a considérablement progressé, aussi bien dans le Nord qu'au Sud. Mais comme vous le savez, le règne de Mamta Shakhan commence à devenir problématique : sa politique freine le ressentiment social et sa politique anti-corruption pourrait nous nuire sur moyen terme. Peut-être faudrait-il passer à la prochaine phase ?

"Ali Jinnah" : Cela n'est pas nécessaire, du moins pas pour l'instant. La chute de la monarchie au profit des libéraux du Dahar serait incontestablement une opportunité à saisir... le moment venu. Nous n'avons pas besoin de faire le sale boulot, nous pouvons attendre. Laissons-les retirer les marrons du feu.

Djötchi-Baatar : Il est vrai que l'incident de 2039 a retardé les plans infrastructurels : l'éveil ne se fera pas sans leur achèvement.

"Ali Jinnah" : On y échappera pas : le site principal doit être prêt avant son retour.

Djötchi-Baatar : Comptez sur nous. Le Karmalistan redouble d'efforts pour y parvenir. Après tout, il en va de sa défense stratégique.

"Ali Jinnah" : Puisque le temps joue en notre faveur, la patience est une vertu qu'il faut chérir. Ne l'oubliez-pas : ceux qui se mettront en travers de notre chemin seront ceux-là même qui nous ouvriront la voie.

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